Une vulnérabilité sérieuse a été identifiée dans Microsoft SharePoint Server qui permet aux attaquants de prendre le contrôle d’un serveur avec relativement peu d’efforts.
Un code d’attaque correspondant est disponible publiquement depuis quelques jours, et les chercheurs en sécurité enregistrent déjà des vagues actives d’attaques.
Veuillez noter : la simple mise à jour n’est pas suffisante dans ce cas – les entreprises concernées doivent agir à court terme.
Que s’est-il passé ?
La vulnérabilité porte l’identifiant CVE-2026-50522. Ils permettent aux attaquants d’exécuter à distance du code malveillant sur un serveur SharePoint. Dans le pire des cas, une seule requête préparée via Internet suffit, sans aucun compte utilisateur ni connexion.
Microsoft a déjà fermé la vulnérabilité le 14 juillet 2026 avec une mise à jour de sécurité. Cependant, depuis le 20 juillet, un code d’attaque terminé est disponible publiquement, et les chercheurs en sécurité observent depuis lors des tentatives d’attaque actives sur des serveurs non patchés.
Particulièrement important : les attaquants tentent de capturer les soi-disant clés machines, des clés numériques avec lesquelles ils peuvent accéder de façon permanente au serveur même après une mise à jour ultérieure. Installer la seule mise à jour ne suffit donc pas à sécuriser les serveurs déjà affectés.
Comment fonctionne l’attaque ?
L’attaque vise spécifiquement la fonction de connexion des serveurs SharePoint accessibles depuis Internet. Dans ce cas, les attaquants envoient une requête spécialement conçue au serveur, que celui-ci traite incorrectement, ce qui fait que le code injecté est exécuté. Si cette première étape réussit, les attaquants s’emparent des clés machines du serveur lors d’une seconde étape et sécurisent ainsi un accès permanent qui survivra à une mise à jour ultérieure. Puisqu’aucune connexion utilisateur n’est requise pour ce processus, tous les serveurs non patchés accessibles depuis Internet sont en danger.
Qu’est-ce qui est affecté ?
La vulnérabilité ne concerne que les serveurs SharePoint autonomes (« sur site ») :
SharePoint Online (la variante cloud de Microsoft 365) n’est pas affecté.
Comment puis-je me protéger ?
Nous recommandons aux entreprises utilisant les versions concernées de prendre les mesures suivantes :
Conclusion
CVE-2026-50522 est un exemple de la rapidité avec laquelle une vulnérabilité fermée peut redevenir un risque majeur : un correctif disponible ne protège que s’il est installé sur tous les plateaux – et même dans ce cas, le risque demeure que les clés d’accès aient déjà été volées avant la mise à jour.
Une priorité claire est donc importante, surtout pour les PME qui n’ont pas un grand service interne de sécurité informatique : installer des mises à jour, faire pivoter les clés machines, restreindre l’accès externe et faire vérifier leurs propres systèmes pour détecter des anomalies. Ceux qui mettent en œuvre ces mesures maintenant ne feront pas que combler l’écart actuel, mais réduiront aussi le risque d’être affectés par des attaques de suivi dans les semaines à venir – les serveurs SharePoint sont de plus en plus ciblés par les attaquants.
Si vous avez des questions sur la mise en œuvre, n’hésitez pas à nous contacter.
Votre équipe Perseus
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Sources et informations complémentaires